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    December 17

    Selon l’ONU l'homme étouffe la terre

    La Terre s’épuise. Et l'homme n'est pas peu responsable. C’est le constat des Nation unies après une grande enquête sur l’état environnemental de notre planète. 1400 scientifiques ont ausculté pendant 5 ans la faune, la flore et le climat et ont conclu à l’urgence de la situation. Résultat: un rapport de 550 pages et une batterie de chiffres. Le premier constant, c’est que les animaux sont en danger: 30% des amphibiens, 23% des mammifères et 12% des oiseaux sont tout simplement menacés d’extinction.

    Les fleuves s'évaporent

    Les océans et les mers ont vu leur population de poissons décroître de 50%. Les sources d’eau douce risque aussi de disparaître de la surface terrestre: un grand cours d’eau sur dix s’assèche chaque année. La belle bleue perd sa surface verte: 73.000 km2 de forêts s’évanouissent chaque année, l’équivalent d’1/7 du territoire français.

    Les sols sont surexploités car selon l’étude de l’ONU les terres produisent 40% en plus, comparé aux années 80. Un épuisement accéléré par une démographie galopante de l’espèce humaine:
    en 20 ans, la planète a gagné 34% de nouveaux habitants, pour atteindre les 6,7 milliards.

    Disparition d’un sixième de l’humanité

    Des sous-sols fatigués et des nappes phréatiques en souffrance sont des facteurs qui ne laisseront aucune chance à la vie humaine. Les famines, sous-nutrition et la dégradation des ressources en eau font déjà des victimes: 10 millions d’enfants meurent avant l’âge de 10 ans et 3 millions d'êtres humains succombent à cause des eaux contaminées par les maladies (choléra, dysenterie…).

    L’exploitation exagérée des richesses et donc le réchauffement climatique résultant de ces activités économiques sont là encore pointés du doigt. Pour sortir de l’asphyxie, l’ONU appelle les pays riches à réduire leurs émissions en CO2 de 60% à 80% d’ici à 2050. Si l’homme ne change pas son comportement, c’est tout simplement un sixième de l’humanité qui risque de suivre le destin des forêts et de la banquise: disparition pure et simple.

    20Minutes.fr, éditions du 26/10/2007

    December 07

    L'Alliance pour la planète suspend sa participation au Grenelle

    Ça chauffait depuis quelques jours. Cette fois, la rupture est presque consommé entre gouvernement et associations écolos. L'Alliance pour la planète (80 associations dont Greenpeace et le WWF) a suspendu sa participation au processus du Grenelle de l'environnement pour protester contre l'absence de concertation de la part du gouvernement, selon un communiqué publié jeudi. «L'Alliance pour la planète suspend sa participation au Grenelle tant que le dialogue à cinq n'est pas rétabli», indique le collectif.

    Le dialogue «à cinq» devait assurer un suivi des mesures décidées par le Grenelle en associant les 5 collèges de ce vaste débat mené jusqu'à fin octobre: représentants de l'Etat, des collectivités locales, du patronat, des salariés et des associations de protection de l'environnement.

    L'Alliance pour la planète est, côté écologistes, un des principaux participants au Grenelle de l'environnement aux côtés de la FNE (Fédération France Nature environnement, qui revendique 3.000 associations) et de la Fondation Nicolas Hulot.

    «L'Alliance demande au ministre d'Etat Jean-Louis Borloo d'organiser en urgence une réunion du groupe de contact inter collèges et de stopper un processus opaque et unilatéral qui sape les résultats du Grenelle», indique le collectif.

    Ce qui a énervé les écologistes
    «Déchets, forêts,
    publicité, éco-pastille, OGM ... les premières mesures de suivi et de mise en oeuvre du Grenelle conduisent à une remise en cause une à une des décisions prises il y a moins de 6 semaines», fait valoir Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace et porte-parole du collectif.
    «L'Alliance demande au président de la République et au ministre d'Etat de remettre en marche la dynamique de travail collective et ainsi de restaurer la confiance», ajoute Jadot.

    La publication jeudi matin d'un arrêté du ministre de l'Agriculture prononçant un gel «a minima» des cultures d'OGM jusqu'au 9 février a précipité la décision de l'Alliance. Pour cette dernière, il s'agit d'une «remise en cause par le gouvernement de la décision du Grenelle d'activer au niveau européen la clause de sauvegarde sur la culture du maïs MON810 (seul OGM cultivé en France)».

    Selon la législation européenne, un Etat membre - c'est le cas de l'Autriche - peut appliquer une clause de sauvegarde contre un OGM en invoquant de nouvelles informations scientifiques et interdire sa culture, bien qu'il ait reçu le feu vert européen. Le «gel» prononcé jeudi jusqu'au 9 février a une portée symbolique: les semis n'ont de toute façon pas lieu avant le printemps.

    A l'issue du Grenelle de l'environnement, le président Nicolas Sarkozy avait fait siens les «doutes» concernant les OGM et souhaité, "dans le respect du principe de précaution (...) que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue". Borloo s'était déclaré «prêt» à actionner la clause de sauvegarde au niveau européen.

    20minutes.com

    Patrick Kvarik AFP ¦ Alain Bougrain-Dubourg, Nicolas Hulot Sebastien Genest et Nadir Saifi lors du Grenelle de l'Environnement le 24 octobre 2007 à Paris

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    June 14

    Vélib': le vrai du faux sur ces vélos en libre service à Paris

    LEXPRESS.fr

    Dès ce mercredi, les Parisiens peuvent réserver un Velib', ces vélos mis en libre service cet été dans la capitale. Pour mieux comprendre ce nouveau système de location, démêlons le vrai du faux.

    Vous pouvez accéder à un vélo gratuitement pendant une demi-heure. La condition sine qua non : posséder une carte et donc prendre un abonnement. Pour cela, 2 solutions :
    1. L'abonnement annuel à 29 euros. Il vous suffit de renvoyer un formulaire d’abonnement accompagné de pièces demandées. Vous pourrez également accéder au même formulaire d’abonnement sur le site Internet de Vélib (rubrique « Tarifs et Abonnements »). Votre carte d’abonnement vélib vous sera envoyée dans un délai de 15 jours environ.
    2. Si vous souhaitez utiliser Vélib de façon occasionnelle, vous pouvez vous abonner temporairement pour une journée (1 euro) ou pour une semaine (5 euros).


    Même abonné, je dois payer après la première demi-heure: vrai

    Si vous devez effectuer un trajet supérieur à 30 minutes, le coût du service Vélib sera débité de votre compte Vélib (abonnement annuel) ou de votre compte bancaire (abonnement quotidien ou hebdomadaire) selon la tarification suivante :
    - 1ère demi-heure supplémentaire : 1 €
    - 2e demi-heure supplémentaire : 2 €
    - à partir de la 3e demi-heure : 4 € par demi-heure supplémentaire

    Tout le monde peut utiliser le vélib': faux... pas les enfants!
    Le Vélib est interdit aux enfants. Mais pas aux adolescents. Ainsi, l'accès aux 14-18 ans nécessite l’autorisation du tuteur légal. Ce dernier doit remplir et  retourner, en plus des pièces demandées pour tout abonné, un formulaire d’autorisation spécifique disponible sur le site Internet de Vélib.

    Je n'ai qu'une façon de créditer mon compte, pour financer les emprunts supérieurs à 30 minutes: faux
    Vous pourrez  procéder de trois manières différentes:
    - envoyer un chèque de 5 € ou 10 € (au choix) pour vous constituer une réserve pratique.
    - vous rendre en station muni de votre carte d’abonnement Vélib’ et créditer votre compte Vélib au moyen de votre carte bancaire.
    - vous rendre sur le site Internet de Vélib pour créditer votre compte à l’aide d’une carte bancaire.
    A tout moment, vous pourrez consulter le solde de votre compte sur l’écran situé sur les bornes et sur le le futur site Internet de vélib 

    Il n' y aura pas assez de vélos pour tout le monde: sûrement vrai...
    On le verra bien, tout dépendra du succès auprès des Parisiens. L'entreprise JC Decaux va mettre à disposition du public 24h/24 et  7jours/7 20 600 vélos. Si vous ne trouvez pas de Vélib disponibles, sachez qu'une station est présente tous les 300 mètres.

    Je ne peux pas rendre mon vélo n'importe où: faux, au contraire.
    Vous pouvez rendre votre vélo dans n'importe laquelle des1451 stations vélib' parisiennes. Et ce, 24h/24 et 7jours/7.

    L'inauguration des stations vélib' parisiennes aura lieu le 15 juillet. En revanche, à partir de demain, vous pouvez prendre un abonnement.

     

    Pour vous abonner:  vous pouvez vous procurer le dépliant d’abonnement dans les mairies d’arrondissement mais également chez 400 boulangers pâtissiers, 400 buralistes, 300 guichets de stations de métro et l’ensemble des bureaux de Poste parisiens. Enfin, vous pouvez remplir le formulaire en ligne avant d’adresser par courrier les pièces demandées.

    Plus d'infos : http://velib.paris.fr

    January 29

    Rendez-vous mondial à Paris des experts du climat

    Près de 500 experts s'enferment à partir de lundi à l'Unesco à Paris pour rendre leur verdict sur le réchauffement climatique qui menace la planète d'ici la fin du siècle. Les délégués du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) sont chargés de rédiger un "résumé à l'intention des décideurs", synthèse en une dizaine de pages des quelque mille pages de leur 4e rapport scientifique.

    Ce texte sera négocié ligne à ligne avant d'être adopté par consensus et présenté le 2 février. En 2001, le Giec s'était accordé sur une hausse possible des températures moyennes de la planète de +1,4° à +5,8°C d'ici 2100 par rapport à 1990, selon les scénarios socio-économiques envisagés.

    Sa nouvelle édition pourrait affiner les prévisions, et les accompagner d'indice de confiance plus élevés, du fait de l'amélioration des connaissances. Elle devrait aussi prendre en compte les effets d'amplification qui pourraient découler de la modification de la végétation, de la fonte des glaces et du réchauffement des océans.

    Le 4e rapport du Giec, élaboré à partir de plusieurs milliers d'études publiées depuis 2001, a mobilisé depuis plus de deux ans 2.500 chercheurs - rédacteurs, contributeurs, relecteurs, éditeurs - pour une évaluation croisée des données et de leur interprétation qui fondera la riposte des dirigeants politiques.

    Le Giec, créé en 1988 par les Nations unies et l'Organisation météorologique mondiale, a précisément cette vocation d'être "une courroie de transmission" entre le monde de la recherche et celui des décideurs. Ses rapports, qui constituent la plus vaste expertise possible sur le sujet, sont reconnus par les 192 Etats membres de l'Onu.

    Sur la foi de ses premiers travaux, la communauté internationale a élaboré en 1992 la Convention de l'Onu sur le changement climatique puis, en 1997, le Protocole de Kyoto de lutte contre l'effet de serre. Les gaz à effet de serre, au premier rang desquels le dioxyde de carbone (CO2) émis par la combustion des énergies fossiles, sont incriminés dans le réchauffement de la planète qu'ils enserrent comme un casque chauffant.

    Le thermomètre mondial a gagné 0,8° depuis le début du 19e siècle avec une nette accélération au cours des 30 dernières années, que les scientifiques imputent avec de plus en plus de certitude aux gaz à effet de serre principalement émis par les énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon).

    Le président français, Jacques Chirac, a profité de la venue à Paris de ces experts et de l'effet que leurs travaux ne manqueront pas de produire sur l'opinion et les dirigeants pour organiser une conférence internationale sur l'environnement, qui s'ouvrira dans la foulée jusqu'au 3 février.

    © 2007 AFP 

    December 15

    La déforestation progresse de 5% tous les 10 ans

    Selon un rapport de la Banque Mondiale, la déforestation progresse chaque décennie de 10% et, reste responsable de 20% des émissions de CO2. Outre le fait de contribuer à l'effet de serre, la déforestation met en péril la biodiversité. Pour enrayer le phénomène, la Banque Mondiale invite les gouvernements à réfléchir sur une meilleure gestion des espaces forestiers en augmentant les contributions financières. (Métro)

    Site :
    www.banquemondiale.org

    December 08

    Plus de banquise d’ici 2080 ?

    Après la disparition des poissons avant 2050, surviendrait celle de la banquise en 2080. Les scientifiques ont décidemment de bonnes nouvelles ces temps-ci. Réunis à Brême (nord de l'Allemagne) mardi dans le cadre du programme européen Damoclès, des chercheurs estiment que la banquise de l'Océan arctique pourrait totalement fondre en été d'ici 2080 en raison du réchauffement climatique. Un pronostic qui vient confirmer les résultats d'une récente étude du National Snow and Ice Data Center (NSIDC), selon laquelle la calotte Arctique s'est encore fortement réduite cet été et ce, pour la quatrième année consécutive.

    Cette situation aura «des conséquences qui vont bien au delà de l'Arctique», estime Eberhard Fahrbach de l'Institut Alfred-Wegner (AWI) de recherche maritime et polaire. Les changements climatiques menacent ainsi les ours polaires qui vivent dans ces régions mais aussi l'ensemble de la chaîne alimentaire. «Cela a des conséquences pour les poissons qui arrivent en dernier ressort sur nos tables», a également souligné le scientifique.

    Le programme Damoclès (Developing Arctic Modeling and Observing Capabilities for Long-term Environmental Studies) est un projet européen regroupant plus de 100 chercheurs travaillant dans 45 institutions européennes réparties dans 11 pays de l'Europe et la Russie. Son objectif est d'observer, comprendre et quantifier les changements climatiques dans l'Océan arctique.

    (AFP)

    Le recyclage des textiles bientôt obligatoire pour les producteurs ?

    Une proposition de loi a été déposée au Sénat pour obliger les professionnels fournissant des produits textiles d'habillement, de chaussures ou de linge de maison neufs pour les particuliers de "contribuer ou de pourvoir au recyclage et au traitement des déchets issus de ces produits". Si la proposition est adoptée, elle entrera en vigueur en janvier 2007. Les producteurs pourront au choix, verser une contribution à un organisme agréé de recyclage ou mettre en place, eux-mêmes, ce système. (Métro)

    Site :
    www.senat.fr

    December 07

    Un million de ballons gonflables s'envole chaque année en France

    L'association Robin des Bois, alerte sur la dangerosité pour l'environnement et les animaux de ballons pourtant anodins.

    Selon une évaluation de l'association de novembre 2004, 1 million de ballons "s'envole chaque année en France dans le ciel pour célébrer des causes qu'elles soient bonnes ou mauvaises". Hors 70% des ballons gonflés à l'hélium montent en quelques heures à 8 kilomètre et explosent, retombant sur terre ou sur mer. Ces ballons peuvent alors être avalés par les dauphins, les tortues, les cachalots, les requins ou encore des oiseaux. Les principaux effets sur leur métabolisme sont des troubles de la croissance, de la reproduction et du comportement. Ces ballons sont également susceptibles d'entraîner la mort immédiate de ces animaux.

    Pour l'environnement, ces ballons sont sources de déchets innombrables, difficiles à récupérer et à recycler. En 1997, Marine Conservation Society, l'organisme britannique de conservation du littoral, avait relevé 538 ballons dégonflés sur 169km de côtes.

    Cette année encore, la tenue du Téléthon ou les promotions commerciales pour les fêtes de fin d'année devraient voir plusieurs lâchers de ballons dans les airs. A Saint-Nazaire, Gaz de France a ainsi baptisé le 16 novembre dernier son méthanier Provalys avec des milliers de ballons verts et blancs qui se sont envolés vers l'océan Atlantique, indique l'association.

    Robin des Bois considère que "le lâcher de ballons est un lâcher volontaire de déchets atmosphériques, et qu'il devrait tomber sous le coup de la loi, quel que soit le matériau de fabrication des ballons". (source : Métro)

    December 06

    De la nécessité de "replanter" la planète

    La planète a besoin de 14 milliards d'arbres pour se régénérer. Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a lancé la semaine dernière une campagne visant à inciter les habitants la planète à planter 1 milliard d'arbres en 2007. Cependant, selon les calculs du PNUE, il faudrait 14 milliards d'arbres plantés en dix ans pour permettre à la Terre de se régénérer et compenser les pertes des dix dernières années. En gros, chaque être humain doit planter tous les ans deux arbres. L'objectif honorable affiché par le PNUE est donc bien en-deça des besoins réels de la planète. En plus de lutter contre l'effet de serre, la plantation des arbres permettra de lutter contre la perte de la biodiversité, l'avancée des déserts et l'érosion des sols (Site : www.unep.org/billiontreecampaign/).

    (Métro)

    Les vaches polluent plus que les automobiles

    L'élevage de bovins produit plus de gaz à effet de serre que les transports, selon une étude de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

    D'après Henning Steinfeld, Chef de la Sous-Division de l'information et des politiques en matière d'élevage de la FAO et un des auteurs du rapport, "l'élevage est un des premiers responsables des problèmes environnementaux mondiaux aujourd'hui et il faudrait y remédier rapidement".

    L'élevage de bovins représente 9% du CO2 dérivant des activités humaines, mais il produit une bien plus grande part de gaz à effet de serre encore plus nocifs. Par exemple, "65% des émissions d'hémioxyde d'azote (imputables essentiellement au fumier), a un potentiel de réchauffement global (PRG) 296 fois plus élevé que le CO2". Dans une autre mesure, le secteur représente 37% de tout le méthane dû aux activités humaines (agissant 23 fois plus que le CO2). Ce méthane étant produit en grande partie par le système digestif des ruminants.

    En ce qui concerne, la détérioration de la nature, l'élevage de bovins utilise 30% de toute la surface émergée de la Terre, principalement des pâturages permanents. Cette large présence avérée et la croissance estimée pour les années à venir, montre qu'en conséquence 70% des anciennes forêts d'Amazonie ont été converties en pâturages. Enfin, 20% de ces pâturages sont considérés comme dégradés par le surpâturage, la compaction et l'érosion.

    Cette pollution bovine se traduit par des chiffres alarmants selon la FAO. D'après les estimations, "la production mondiale de viande devrait plus que doubler, passant de 229 millions de tonnes en 1999/2001 à 465 millions de tonnes en 2050, tandis que celle de lait devrait grimper de 580 à 1.043 millions de tonnes".

    Les animaux de boucherie et les animaux laitiers représentent à eux seuls environ 20% de toute la biomasse animale terrestre.

    (Métro)

    Quand les hommes cesseront de manger de la viande rouge, on respirera mieux !

    December 05

    Les oiseaux d'Europe menacés

    L'augmentation de la température de la planète a des conséquences sur le nombre d'espèces d'oiseaux présents dans le monde, selon un rapport de l'association écologique WWF. Un tiers des espèces d'oiseaux de l'Europe pourrait disparaître si la température de la Terre augmentait encore de 1,2°C. Dans le nord de l'Australie, ce taux atteindrait 72%. En plus de ne pas pouvoir survivre à cette augmentation de température, les oiseaux présentent des incapacités à pouvoir se reproduire, note WWF. L'augmentation de la température de la planète est principalement due aux émissions de gaz à effet de serre.
    (Métro)

    Un vignoble bio-climatique en Espagne

    Le premier vignoble "bio-climatique" d'Europe a été dévoilé à La Rioja en Espagne. Ce vignoble porte cette appellation notamment par rapport aux efforts menés pour oeuvrer en faveur de l'environnement en ayant, par exemple, installé un système de ventilation naturel permettant de rafraîchir les plantations et en participant activement à un programme de recyclage des déchets.
    (Métro)
    December 03

    Notre avenir climatique...

    Certains chiffres font plus de bruit que d'autres. Enoncé en degrés Celsius, notre avenir climatique fait bâiller les politiques. Exprimé en devises, il ébranle la planète. 5 500 milliards d'euros, c'est le prix du réchauffement du globe, selon Nicholas Stern, ex-économiste en chef de la Banque mondiale, directeur du budget et des finances publiques du Trésor britannique. Son rapport, rendu public le 30 octobre, évalue entre 5 et 20% la part du PIB mondial qui sera engloutie, chaque année, pour réparer les dégâts du changement climatique à l'horizon 2050.

    A cette échéance, l'humanité, qui vit déjà bien au-dessus de ses moyens, consommera l'équivalent de deux planètes par an en ressources naturelles, assure de son côté l'étude Planète vivante 2006 du WWF. L'Union mondiale pour la nature (UICN) affirme, quant à elle, que la moitié des récifs coralliens auront été détruits sous l'effet du réchauffement, alors qu'ils abritent un quart des espèces marines connues et font vivre 100 millions de personnes. Moins optimiste encore, une équipe de scientifiques américains et canadiens prévient, dans la revue Science du 3 novembre, que la surpêche et la pollution seront venues à bout de tous les poissons et crustacés des mers du globe en 2050. Autant dire demain.

    Et que fait-on? Rien, ou presque. Rassemblés à Nairobi (Kenya) jusqu'au 17 novembre pour la 12e Conférence annuelle des Nations unies sur le changement climatique, les représentants de 189 pays devraient se contenter d'entériner les décisions déjà prises. Des dispositifs dérisoires, à l'heure où les objectifs du protocole de Kyoto, qui prévoient pour 2012 une réduction de 5% des émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport aux niveaux de 1990, semblent finalement bien timides.

    5 500 milliards d'euros pour raccommoder la planète, c'est beaucoup. C'est pourtant une hypothèse basse, car elle table sur les scénarios les plus optimistes: une hausse des températures limitée à 2 degrés en 2035. Ce qui implique, selon les scientifiques, une diminution de moitié des émissions générales de gaz à effet de serre, soit une division par quatre pour les pays industrialisés comme la France.

    On en est loin. Très loin. D'autant que certains chiffres mentent. Ainsi, on pourrait se réjouir que les pays industrialisés affichent pour la période allant de 1990 à 2004 une baisse de 3,3% de leurs émissions de GES. Mais ce résultat reflète seulement l'effondrement des économies des pays du bloc de l'Est entre 1990 et 2000, année à partir de laquelle la courbe remonte. La France, malgré une production d'électricité quasi exempte de GES grâce au nucléaire et à la grande hydraulique, n'a réduit sa facture CO2 que de 0,8% - depuis 1990, la part de ses émissions due aux transports routiers a, elle, augmenté de 25% …

    Dans le même temps, les autres nations développées ont accru leurs rejets de 11% - la Turquie ( 72%), l'Espagne ( 49%), le Portugal ( 41%), le Canada ( 26%) en tête. Et les Etats-Unis, qui relâchent, à eux seuls, le quart des gaz réchauffant la planète, ont aggravé leurs émissions de près de 16% depuis 1990. Quant à l'Inde et à la Chine, dispensées d'obligations en la matière, elles affichent respectivement 75% et 65% d'augmentation entre 1990 et 2003, et dépasseront ensemble les Etats-Unis aux alentours de 2015.

    Seuls cinq petits degrés séparent une ère tempérée d'une période glaciaire. Mais ces grands cycles naturels prennent des milliers d'années, laissant aux écosystèmes le temps de s'adapter. Nous n'aurons pas cette chance. Le dernier rapport des experts mondiaux du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), remis en 2001, prévoyait pour le siècle à venir une poussée de fièvre de 1,4 à 5,8 °C, selon différents scénarios incluant la diminution de la consommation d'énergies fossiles ou, au contraire, la poursuite de son augmentation. Le niveau des mers, qui a déjà monté de 10 à 20 centimètres au cours du dernier siècle, pourrait encore grimper de 15 à 80 centimètres. Et, paradoxalement, la déplétion annoncée des ressources de combustibles fossiles n'est pas une bonne nouvelle: quand l'énergie sera rare et chère, les moyens d'engager la révolution technologique et industrielle nécessaire auront disparu.

    Les scientifiques sont désormais unanimes: pour la première fois de son histoire, l'homme est en passe de s'autodétruire. La courbe du progrès, qui promettait à chaque génération des lendemains meilleurs, commence à s'inverser. De mois en mois, les rapports s'empilent et les données se multiplient, alarmants. Si l'on n'agit pas maintenant, le pire est certain.

    Quelques chiffres qui font peur: en un siècle, la température s'est déjà élevée de 0,9 °C, dont 0,2 °C par décennie depuis 1970; en 12 000 ans, la planète n'a jamais été aussi chaude; en 100 ans, l'humanité a multiplié par 30 sa consommation énergétique; l'utilisation de combustibles fossiles est responsable pour 75% des rejets réchauffants; les concentrations de CO2 dans l'atmosphère n'ont jamais été aussi élevées depuis 420 000 ans.

    Deux fois plus rapide aux pôles que dans le reste du monde, l'augmentation des températures fait fondre glaciers et banquises, libérant de vastes surfaces d'océan en Arctique. Or, contrairement à la glace, qui réfléchit la lumière et la chaleur, l'eau absorbe le rayonnement solaire, contribuant encore au réchauffement. Les événements climatiques extrêmes - cyclones, tempêtes, sécheresses, canicules, inondations… - se multiplieront, des îles seront submergées, tandis que des milliers d'espèces animales et végétales s'éteignent ou commencent à migrer, bouleversant les écosystèmes et les conditions de vie des populations concernées - Nicholas Stern estime en centaines de millions le nombre de ces «réfugiés climatiques». Et on sait déjà que le prochain rapport du Giec, publié en février 2007, reverra ses prévisions à la hausse.

    Il y a aussi tout ce que l'on ignore. Les fameux facteurs d'emballement du climat. En Sibérie, au Groenland, au Canada, le pergélisol - les terres gelées - fond et s'effondre comme un plancher pourri, libérant au passage d'énormes quantités de méthane, un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le CO2. La déforestation et les brûlis engendrent près du quart des émissions globales de GES, et le changement d'usage des sols, au lieu de participer à l'absorption du gaz carbonique, contribue à en relâcher. En fondant, l'eau douce des banquises modifie la salinité et la densité de la mer, affectant sa capacité à absorber le CO2 mais aussi le fonctionnement des grands courants océaniques, ce tapis roulant planétaire qui régule le climat. Les scientifiques tablent désormais sur un ralentissement de 30% du courant qui tempère l'Europe, le Gulf Stream, d'ici à la fin du siècle. D'autres régions du globe seront pénalisées par ce coup de frein. Comme le Sahel, où la mousson, directement corrélée à ces circulations aquatiques, faiblit d'année en année.

    Pourtant, tout n'est pas perdu. Les solutions semblent à portée de main, pour peu que l'on se donne la peine de revoir les stratégies énergétiques et les manières de consommer. La décroissance, agitée comme un chiffon rouge par les uns et comme l'unique solution par d'autres, n'est pas une fatalité. Comme l'Américain Al Gore, comme le Britannique Nicholas Stern, Nicolas Hulot estime que les ressources nécessaires pour engager de profondes réformes sont disponibles. Consommer moins, consommer mieux, recycler les déchets, isoler les maisons, repenser l'agriculture, optimiser les déplacements ne renverront pas l'humanité à l'âge de pierre. Au contraire: le développement d'industries sobres, de techniques de production écologiquement vertueuses, d'énergies propres constitue autant de relais de croissance et de créations d'emplois, souvent relocalisés. Il suffirait d'affecter à ce chantier 1% du PIB mondial. Une paille, en regard des chiffres alignés par sir Stern. Ça commence demain?

    (Source : L’Express)

    December 01

    Le réchauffement climatique se confirme par les températures du mois d'octobre

    Selon Météo France, les températures particulièrement douces de ce mois d'octobre confirment que la planète se réchauffe. En moyenne, les températures sont au-dessus des moyennes saisonnières de 5°C. Des records de températures ont même été battus jeudi. Il a fait près de 30° à Ajaccio et 28° à Marseille. Les mois d'octobre doux sont de plus en plus fréquents et témoignent du réchauffement climatique.

    Site :
    www.meteofrance.com

    Les jeunes prêts à trier systématiquement leurs déchets

    Selon un sondage Ifop pour Europe 2 et le Journal du Dimanche, réalisé auprès de 579 jeunes de 18 à 35 ans (méthode des quotas), sur leurs attentes à cinq mois de l'élection présidentielle, 59% des répondants ont déclaré être prêts à trier systématiquement leurs déchets pour "participer à la lutte contre la pollution de l'environnement". Arrive ensuite la modification de l'installation de chauffage du foyer au profit des énergies renouvelables (20%), puis abandonner la voiture pour les transports en commun (12%) .

    Site :
    www.ifop.com

    Une imprimante écolo qui imprime 500 fois sur la même feuille

    Toshiba sort une imprimante écolo, capable d'utiliser jusqu'à 500 fois la même feuille.

    Au bureau comme à la maison, un geste simple en faveur des arbres consiste à imprimer ses documents sur le recto puis le verso d'une même feuille de papier. Toshiba va encore plus loin avec une imprimante écolo, capable d'utiliser jusqu'à 500 fois la même feuille.

    La B-SX8R n'utilise pas des feuilles ordinaires, mais un papier plastifié entièrement recyclable, comme celui utilisé sur les bouteilles de soda ou d'eau minérale. Une fois imprimée, la feuille peut être réintroduite dans l'appareil, effacée, puis réimprimée de nouveau.

    A l'instar des premières générations de fax, le procédé développé par Toshiba repose sur une réaction thermique : le pigment du papier noircit au-delà de 180 degrés, mais devient blanc quand la température est comprise entre 130 et 160 degrés. La chaleur produite à l'intérieur de l'imprimante permet ainsi d'imprimer ou d'effacer une page.

    D'après Toshiba, ce mode d'impression réduit considérablement les émissions de dioxyde de carbone induites par la fabrication du papier. Là où la production traditionnelle de 1.000 feuilles génère quelques 6,5 kilos de CO2, le fabricant japonais n'émet qu'un seul kilo de CO2.

    Pour l'heure, la B-SX8R n'est commercialisée qu'au Japon, au prix de 7.500 euros. Le coût de la feuille "réimprimable" 500 fois s'élève à un peu plus de 7 euros, mais son acheteur réalise toutefois l'économie d'autres consommables, comme les cartouches d'encre et les ramettes de papier.

    Toshiba compte proposer ce produit en Europe et en Amérique du Nord à l'horizon 2008, si la demande s'avère suffisante. 

    (Métro)

    November 29

    L'éolien plébiscité par 93% des Français

    Les Français sont de plus en plus fans de l'énergie éolienne à en croire le dernier sondage réalisé par le cabinet LH2 pour l'Ademe (Agence de l'environnement et de défense de l'énergie). Ils sont 93% à souhaiter voir le développement de cette énergie.

    Aujourd'hui, 92% des Français connaissent cette énergie alors qu'ils n'étaient que 87% il y a trois ans, date du dernier sondage. C'est notamment grâce à une meilleure visibilité que les Français connaissent mieux cette énergie. 85% des répondants déclarent avoir déjà vu une éolienne contre 70% en 2003.

    Pour les Français, l'éolien est, tout d'abord, synonyme d'énergie propre (78%), puis d'écologie et d'économie. L'inconvénient mis en avant concernant cette énergie est "son atteinte au paysage" pour 44% des répondants. Cependant, tandis que 12% des Français interrogés sur l'échantillon national disent ne voir aucun inconvénient à l'énergie éolienne, ce taux atteint 30% chez les personnes habitant à proximité d'un lieu sur lequel se trouve une éolienne.

    Sondage réalisé en septembre 2006 par LH2 pour l'Ademe par téléphone auprès de 2.462 personnes représentatives de la population française selon la méthode des quotas.

    (Metro)

    November 23

    Les impressions inutiles, c'est 1,2 million d'arbres sacrifiés chaque année

    En moyenne les entreprises françaises perdent 400 millions d'euros par an en impressions inutiles.

    Cette étude menée par Ipsos Global pour Lexmark auprès de 1.000 entreprises européennes montre qu'en moyenne une page imprimée sur six sur le lieu de travail n'est jamais utilisée. La perte estimée équivaut à 1,2 million d'arbres sacrifiés par an.

    Un employé français imprime 50 pages par jour. 20% des employés impriment la totalité de leur mail et 38% lancent des impressions uniquement pour lire leurs e-mails.

    La France se classe juste avant le Royaume-Uni qui dépense 412 millions d'euros par an en impressions inutiles, et loin derrière l'Espagne qui perd chaque année 88 millions d'euros.

    Cette étude a été menée auprès de 200 entreprises françaises, 200 entreprises britanniques, 200 entreprises italiennes, 200 entreprises allemandes et 200 entreprises espagnoles par entretiens téléphoniques.

    Metro

    November 21

    "On fait passer le téléphone portable avant l’eau potable"

    Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l’eau, revient sur les chiffres alarmants de l'accès à l’eau dans le monde

    Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) vient de présenter son rapport annuel sur le développement humain. Les chiffres relatifs à l’eau sont alarmants. 1, 1 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau et d’ici 20 ans 3 milliards d’individus pourraient vivre dans des pays soumis à un « stress hydrique ». L’eau insalubre provoque chaque année la mort de 1,8 million d’enfants victimes de diarrhée.

    Votre travail a été salué la semaine dernière par la remise d’un Prix à Baltimore lors du congrès de l’Association américaine des ressources en eau, mais existe-t-il une véritable conscience des problèmes de l’eau au niveau international ?
    Il y a incontestablement, depuis une dizaine d’années, une émergence progressive de la prise de conscience, tant chez les décideurs que le grand public. Pour autant, on avance pas plus vite dans les solutions. Nous avons 3 ennemis : la démographie, les pollutions de plus en plus nombreuses qui atteignent les ressources en eau, enfin l’évolution du climat.

    C’est un constat d’impuissance face à des chiffres aussi dramatiques ?
    Malheureusement la communauté internationale n’a pas encore décrété l’état d’urgence de l’eau. On fait toujours passer les fusils avant les robinets, voire le téléphone portable avant l’eau potable. Les budgets de l’armement ou des télécommunications sont, par rapport à celui de l’eau disproportionnés dans certains pays, jusqu’à 50 fois supérieurs !

    Comment évoluer ?
    Il faut absolument établir un lien eau-énergie. Quand le baril de pétrole augmente de 5 dollars les occidentaux râlent, mais des Africains meurent ! Chez eux ce sont des pompes qui s’arrêtent. Il faut dans ces pays développer des énergies renouvelables,   car c’est moins le problème des ressources en eau qui se pose,   que celui d’y accéder. Il faut pour cela de l’énergie…

    Concrètement, que faire dans l’immédiat ?
    Il faut tout simplement, pour les 50 pays les plus pauvres, que la communauté internationale paie les équipements. Il faut aussi, pour les équipements créés, ajouter 20 % supplémentaires afin de régler les problèmes de maintenance. C’est une véritable calamité de voir des installations neuves se dégrader faute d’entretien, car les pays émergents n’en ont pas les moyens. Il faut enfin introduire le droit à l’eau dans les constitutions. Vous savez, même dans les pays riches la loi ne considère pas que l’eau est un élément de la dignité humaine….

    Les chiffres de l’assainissement sont également dramatiques : 2,6 milliards de personnes n’ont pas accès au tout-à-l’égout…
    Je suis frappé par la prise de conscience de ce problème, surtout aux Etats-Unis. Je faisais la semaine dernière une conférence à Washington devant des responsables américains. Ils ont eux parfaitement intégré ces problèmes d’assainissement comme un élément géostratégique. En effet, dans la décennie à venir,   bien des tensions dans le monde vont tourner autour de problèmes de pollution. Des pays, avec des infrastructures déficientes voire inexistantes, vont se polluer les uns les autres et ces risques sanitaires vont engendrer des climats conflictuels.

    source : metro

    November 17

    Dauphins, tortues, oiseaux sont menacés par le changement climatique

    et autres espèces d'animaux migrateurs, souligne jeudi un rapport du Programme des Nations unies pour l'Environnement (Pnue).

    L'habitat, la nourriture, la santé et la reproduction de ces espèces subissent de graves modifications, selon ce rapport, dont la publication coïncide avec la conférence de l'Onu sur le changement climatique organisée à Nairobi.

    Le réchauffement de la planète provoque une diminution de la population d'animaux migrateurs, ou entraîne leur présence dans des régions où ils n'étaient pas présents auparavant, a souligné le directeur exécutif du Pnue, Achim Steiner. "Les conséquences du changement de l'habitat, de la température, de la nourriture, se font déjà sentir sur la capacité de ces espèces à survivre et à se reproduire", a-t-il déclaré. "La cause de la disparition d'espèces dans certaines régions du monde peut se trouver à l'autre bout du monde", a-t-il poursuivi.

    Parmi les espèces menacées, le rapport de l'Onu cite la baleine de l'Atlantique nord, dont la principale nourriture, le plancton, diminue en raison de changements dans les courants océaniques. Les dauphins blancs à bec sont également en danger car ils ne réussissent pas à s'adapter au réchauffement des eaux.

    "Le réchauffement global peut engendrer des proliférations d'algues et contribuer aux épizooties", met en garde le rapport, intitulé : "Espèces migratoires et changement climatique: répercussions du changement environnemental sur les animaux sauvages". "La disparition en masse de mammifères marins a augmenté, et lorsqu'il s'agissait de causes virales, les facteurs environnementaux ont contribué à la propagation des maladies ou ont diminué les capacités immunitaires des animaux", selon le rapport.

    Les excroissances tumorales, phénomène lié au réchauffement aquatique, sont ainsi devenues plus fréquentes depuis les années 80 chez les tortues vertes, relève le Pnue. La hausse des températures affecte aussi la reproduction chez certaines espèces de tortues, conduisant notamment à l'augmentation des bébés tortues femelles, ce qui à terme pourrait menacer la survie de ces espèces. "La température dans certains nids de tortues dépasse parfois les 34 degrés, ce qui a un effet léthal", selon le rapport.

    Chez les oiseaux, les sécheresses plus fréquentes entraînent une disparition de l'habitat pour la sarcelle de Baikal et la fauvette aquatique. La hausse du niveau de la mer, l'érosion des côtes et des vagues de plus en plus puissantes menace certaines espèces d'oies migratrices. "Comme les espèces migratoires utilisent plusieurs variétés d'habitats, (le changement climatique) peut affecter toute la migration de l'animal", souligne Paola Deda, une coordinatrice du Pnue spécialisée dans les espèces migratoires. Des changements majeurs dans les trajets des animaux ont été enregistrés, et, dans certains cas, encore rares, des espèces ont abandonné la migration, a-t-elle noté.

    En outre, des espèces se retrouvent désormais dans des lieux où elles ne venaient jamais auparavant, a-t-elle expliqué, citant notamment des poissons du sud tels que le rouget, l'anchois ou la sardine, qui fréquentent désormais la mer du Nord.

    Le réchauffement aquatique favorise également la reproduction des dauphins, dont le nombre augmente, a-t-elle expliqué.

    La complexité de la biodiversité, encore mal connue de l'homme, réside dans l'interdépendance entre des facteurs multiples a souligné Mme Deda.

    "C'est souvent après des années que l'on réalise que les changements survenus sur une espèce peuvent avoir une série de répercussions sur les autres espèces", a-t-elle conclu.

    Par Gerry SMITH NAIROBI (AFP)
    © 2006 AFP